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« LES NEURONES MIROIRS », UNE DÉCOUVERTE ESSENTIELLE POUR DÉVELOPPER L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE, SITUATIONNELLE ET RELATIONNELLE DES MANAGERS
PAR RICHARD BERAHA
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La découverte des neurones miroirs
Le troisième cerveau : le cerveau mimétique
Le trait d’union entre Soi et Autrui

Ces neurones miroirs assurent un trait d’union entre Soi et Autrui[10]. Ils fournissent les supports neurotransmetteurs de l’empathie, cette capacité à deviner, sentir l’intention d’Autrui (même cachée). Ils produisent avec l’Autre un entre-deux, une forme d’intimité cordiale propice à la collaboration, à l’empathie mutuelle. A contrario, rester uniquement dans sa raison, ses émotions, enfermé dans son système de défense et de justification éloigne de l’Autre,  pousse à la rivalité[11], entraîne déconnexions, conflits, passivité, disjonctions. Un état de stress et de tension inhibe alors notre système de résonnance. On devient non seulement aveugle et sourd à l’Autre mais on perd également l’accès à la part rationnelle, raisonnable et efficiente du Moi. Ces neurones miroirs seraient par ailleurs explicatifs de certains phénomènes d’intuition et de communication extraverbale.

La psychologie et le management se fondent sur le paradigme de l’individu, du sujet, du Moi, entité isolée qui aurait un système propre que nous pourrions comprendre simplement en analysant la boîte, les input et les output. Certes, l’Individu s’incarne dans un corps et une conscience, mais le système miroir démontre qu’en le décomposant exclusivement en catégories, typologies ou tempéraments[12], on simplifie à outrance en ignorant l’essentiel de la complexité humaine et sociale.

En fait, notre personnalité est la résultante évolutive de notre patrimoine génétique, de tous les êtres que nous avons imités - en premier lieu nos parents et éducateurs auxquels nous nous sommes identifiés. Ils nous ont transmis connaissances et culture (cerveau 1), émotions et sentiments (cerveau 2), mais aussi des modes d’interrelation (cerveau 3). L'interdépendance des trois cerveaux, reliés par des milliards de synapses, nous permet d’accéder à une compréhension de l’action dans notre environnement, à un meilleur entendement de nous-mêmes ; d’agir avec plus ou moins d’aisance dans notre milieu naturel et social. Et cela, tout au long de la vie, personnelle comme professionnelle.



[10] Les scientifiques enregistrent un précâblage dès notre naissance (peut-être avant, dans la vie intra utérine) du couplage entre perception et exécution d’une action, comme le laissent supposer les expériences de mimétisme chez le nouveau-né., En activant les mêmes neurones pour la perception et pour l’action, le cerveau respecte une des lois de tout système biologique, qui est d’utiliser le moins d’énergie possible. Certaines expériences canadiennes démontrent que l’on est prêt à agir avant même de penser, ce qui expliquerait la difficulté que nous avons à suivre notre volonté.

[11] René Girard, philosophe et anthropologue français vivant aux USA, est le créateur de plusieurs concepts devenus communs - le bouc émissaire, le désir mimétique…- et s’exprime sur l’inquiétant développement des rivalités dans nos sociétés : « Plus le monde se démocratise, plus la liberté individuelle se répand, plus les rivalités se multiplient, les plus stériles comme les plus fécondes. Toute cette concurrence accélère le développement économique, scientifique et technique mais, simultanément, elle suscite le malaise des individus dans l’instabilité de toute communauté, familiale, locale, nationale ». Nous traiterons des rivalités, notamment dans les équipes de direction (comment les limiter, les pacifier ?) et de la pensée de René Girard dans un prochain article.

[12] L’Analyse transactionnelle (A.T.) dissocie les états du Moi : le Parent normatif et nourricier (potentiellement persécuteur et sauveur), l’Adulte raisonnable et adaptatif conscient, responsable et ancré dans le réel, l’Enfant adapté soumis, rebelle, libre ou joueur. La psychanalyse utilise d’autres concepts : le Sur-moi (normes transmises, Moi idéal), le Moi (conscient) et le Ça (inconscient, siège des sentiments intériorisés). 

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