CONSEIL / COACHING / FORMATION / CONFERENCE


>RETOUR

« LES NEURONES MIROIRS », UNE DÉCOUVERTE ESSENTIELLE POUR DÉVELOPPER L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE, SITUATIONNELLE ET RELATIONNELLE DES MANAGERS
PAR RICHARD BERAHA
TOUS DROITS RESERVES
>Téléchargez le texte en format pdf
La découverte des neurones miroirs
Le troisième cerveau : le cerveau mimétique
Le trait d’union entre Soi et Autrui
«J’échange donc je suis » et les limites du paradigme de l’individu « un et indivisible»
La plasticité régénératrice du système miroir : la preuve par l’autisme

Pour mieux comprendre les neurones miroirs, voyons ce qui se passe quand ils sont absents, peu actifs, affectés. On sait aujourd’hui que l’autisme est d’origine génétique[15] et s’exprime par une insensibilité de ce troisième cerveau mimétique, métaphore neuronale du système miroir. L’autiste n’accède pas au ressenti de l’Autre, à ses émotions, ses intentions. Il s’avère incapable de détecter s’il représente un danger ou au contraire une opportunité, s’enferme dans son monde de rituels répétitifs et n’accède qu’avec difficulté aux codes sociaux (mise en pratique mimétique de geste) ainsi qu’au langage. Mais dans cette bulle, le cerveau cognitif peut fonctionner à plein régime. Dans certaines formes (notamment dites d’Asperger), quelques personnes autistes développent des capacités exceptionnelles, surhumaines en mémorisation, en logique et, pour quelques-unes d’entre elles, en art. Cela pourrait nous faire penser à certaines têtes pensantes et peu communicantes de nos grandes écoles d’ingénieurs ou à nos adolescents connectés à l’écran, mais absents du monde réel.

Dans le management, ne souffririons-nous pas presque tous d’une forme d’autisme[16] ? Ce handicap ordinaire se manifeste dans ce qui nous tient éloignés des autres. Donc dans ce qui entrave notre capacité à les comprendre, à interagir et à les entraîner. Anciennes ou récentes (suite à un choc émotionnel), intenses ou légères, permanentes ou momentanées – donc plus ou moins réparatrices –, les formes d’introversion[17] sont plus ou moins transmises. Mais correctives et réparatrices à tout âge grâce à un entraînement adapté et – bonne nouvelle – pour tout un chacun [18] !

Car notre ingénieux cerveau ainsi que la moelle épinière contiennent des cellules souches qui se transforment en neurones au rythme de milliers chaque jour. Même si cette création connaît un pic dans l’enfance, elle se poursuit tout au long de la vie adulte. La recherche a notamment établi qu’une base affective sécurisante durant les jeunes années (et par la suite[19]) incite le cerveau à sécréter, naturellement et simplement tout au long de sa vie, des neurotransmetteurs inducteur de plaisir et de bien-être - l’ocytocine - et les endorphines : les substances des gens heureux !

Encore une preuve de la plasticité de notre cerveau et des interdépendances inextricables entre le génétique, le biologique, le social, le culturel et le psychologique.


[15] Oberman & Ramachandran, 2007 ; Bernier et al, 2007 ; Martineau et al, 2008.

[16] Accentuée par nos addictions aux écrans et à bien d’autres stimulus.

[17] La typologie psychologique de Jung (qui est à la base des tests de personnalités M.B.T.I.) décompose les tempéraments entre introverti et extraverti. Pour ces derniers, l’entraînement réparateur s’effectue sur la recherche de la bonne distance physique et psychologique.

[18] L’étude du cerveau d’un autiste montre une moindre activation des zones impliquées dans le système miroir et de cellules appelées fuseaux, qui opèrent des connections très rapides dans le cerveau social et relie nos capacitives cognitives et émotionnelles. Si les causes génétiques sont aujourd’hui acceptés par presque tous les chercheurs, c’est aussi un système plastique qui en grande partie se régénère par l’intensification d’un apprentissage maternant et répétitif favorisant les progrès.  Certains autistes arrivent à mener une vie presque normale quand ces défaillances sont détectées précocement (par exemple un bébé qui ne suit pas les regards).

[19] La base affective et sécurisante a sans doute été attaquée par la précarisation du travail et la peur du déclassement. Car, loin d’être les plus mal lotis pourtant, les Français, du moins dans les sondages, se montrent plus pessimistes que les habitants de pays misérables et en guerre. De plus, ils consomment en masse, mais en ersatz chimiques (pilules), ces substances insuffisamment créées par leur corps.  131 millions de boites de benzodiazépines (anxiolitique et somnifères) ont été vendu en France en 2012. Soit plus deux par habitant !

Cinq pistes à dégager de ces découvertes scientifiques pour mieux manager, communiquer, influencer, convaincre, motiver
Une sixième piste pour développer l’intelligence émotionnelle, situationnelle et relationnelle : accepter et apprivoiser ses émotions
L’intelligence relationnelle de l’Entreprise et des dirigeants en cause dans le climat morose et pessimiste de beaucoup de salariés et de managers.
COMMENTAIRES
NOM
EMAIL
ENTREPRISE
FONCTION
TELEPHONE

COMMENTAIRES:




RICHARD BERAHA MEDIATION
NEWSLETTER

52 BOULEVARD DE VAUGIRARD 75015 PARIS - FRANCE+33 6 11 43 05 56 RCS PARIS 500 622 477